Noir austral

  • Titre : noir austral
  • Année : 2008
  • Auteur : Christine Adamo
  • Editeur : Folio
  • Résumé : 70 000 ans avant Jésus-christ, les aborigènes investissent la terre australe où ils vécurent libres jusqu’au XVIII sème siècle et le débarquement en masse des colons britanniques. Spoliés puis massacrés, les descendants du clan des Jerr-Inga vivront un enfer sur leur propre terre. Liz, jeune fille d’origine Française vivant à Sydney décide de quitter l’Australie pour un petit village français de la Drôme afin d’y rechercher ses origines. Ces deux mondes à priori éloignés vont pourtant se rejoindre lorsque les cadavres s’amoncelleront autour de Liz et de Ralph, son mystérieux compagnon américain.
  • Mon humble avis : Tout d’abord merci à l’auteur pour l’envoi de ce roman. Je ne connaissais pas Christine Adamo et je suis ravi d’avoir eu l’opportunité de découvrir son oeuvre (j’allais écrire son univers mais depuis The Voice ce mot est rédhibitoire). Comme je l’ai déjà évoqué dans une précédente chronique, il peut parfois être délicat de juger un livre qu’un auteur a la gentillesse de me faire parvenir. Pour la deuxième fois consécutive ce mois-ci je reçois un texte de qualité, j’en suis ravi et, à vrai dire, un rien soulagé… Noir austral mêle avec subtilité deux récits distincts tant par l’époque que par le lieu, l’auteur éveille la curiosité du lecteur qui se demande bien à quel moment et par quel biais ces deux histoires vont se rejoindre. L’écriture est simple, fluide et sans prétention, les personnages fouillés et l’intrigue assez intéressante. La partie ‘ aborigène ‘ du récit est à mon humble avis la plus aboutie tant le talent de conteur de l’auteur et son érudition nous permet de découvrir la richesse d’une culture aujourd’hui presque disparue. J’ai plus de réserves sur la partie française avec quelques personnages plutôt stéréotypés et un dénouement un peu tiré par les cheveux mais il fallait bien que je fasse preuve d’un peu de mauvais esprit dans cette chronique ! Noir austral est néanmoins un polar réussi, accessible et efficace où le poids du passé et la culpabilité des survivants est traité brillament.
  • J’achète ? : Au-delà de l’intrigue le récit des pérégrinations du clan aborigène donne toute sa force à ce roman. Un bon petit polar.

 

adamo

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