Nous rêvions juste de liberté

  • Titre : Nous rêvions juste de liberté
  • Année : 2015
  • Auteur : Henri Loevenbruck
  • Editeur : Flammarion
  • Résumé : Hugo vit dans une roulotte dans la petite ville de Providence. Son quotidien est amer entre un père silencieux et une mère alcoolique jamais remise de la mort de sa fille Vera, renversée par une moto sous ses yeux. L’adolescent est taciturne et bagarreur, son changement d’établissement scolaire va lui permettre de faire une rencontre qui bouleversera son existence. Bientôt incorporé dans la bande à Freddy, aux côtés d’Alex et d’Oscar, celui qu’on surnomme à présent Bohem va découvrir l’amitié, la fraternité mais aussi connaître la prison pour mineur avant de se lancer sur la route au guidon de son chopper. Laissant Freddy derrière eux, le trio va se lancer dans une odyssée parfois sanglante où les mots de liberté, d’honneur et d’amitié prendront tout leurs sens.
  • Mon humble avis : Tout à été dit sur le dernier roman de Loevenbruck. Ode à la liberté, épopée sauvage, roman d’amitié, le succès de ce roman est tel que j’avais presque l’impression de l’avoir lu sans même avoir entamé sa lecture. Il est toujours ardu de tenté d’avoir un oeil neuf sur un roman ayant provoqué un tel engouement et je me lançais donc dans cette lecture avec curiosité mais aussi un peu d’appréhension tant j’ai parfois tendance à être déçu par des textes auréolés d’une réputation élogieuse. Et puis j’ouvrais l’ouvrage et en l’espace d’une trentaine de pages je tombais sous le charme grâce à une écriture instinctive à la fluidité presque irréelle, aux trouvailles stylistiques brillantes et surtout grâce à une galerie de personnages attachants qu’on aurait envie de suivre jusqu’au bout du monde. Le roman de Loevenbruck est divisé en trois carnets, je dois avouer une énorme préférence pour le premier qui est, à mon humble avis, un petit bijou d’humanité. Les pérégrinations de ces quatre gamins cabossés par la vie touche au coeur le lecteur et l’amitié qui les lient procure un plaisir de lecture rare. A la manière de Fante et de son incomparable Bandini, l’auteur parvient à pénétrer au coeur de chacun de ses personnages et c’est un tour de force que peu d’auteurs peuvent se targuer d’avoir réussi. Chapeau bas Mr Loevenbruck. Et puis l’odyssée, la route, l’initiation au monde des motards dans le deuxième carnet. Même si j’avoue que cette partie m’a paru moins emballante, il n’en reste pas moins des images qui resteront longtemps gravées dans ma mémoire. Les thèmes abordés sont nombreux : la liberté évidemment, l’initiation, la fidélité à ses principes, la quête, les regrets, la remise en cause de ses idéaux… Et si l’auteur n’évite pas certains écueils dans cette deuxième partie : redondance, quelques passages caricaturaux, des clichés, le tout est balayé par un souffle qui emporte le lecteur et l’empêche de refermer le bouquin jusqu’au troisième carnet, plus grave, où le désenchantement et la perte des illusions précede un final dont je ne révèlerais rien mais qui restera pour moi un moment d’émotion comparable à celui que j’avais ressenti en refermant les pages du superbe papillon de nuit de RJ Ellory, comparaison ô combien flatteuse pour votre serviteur ! Le bouquin de Loevenbruck n’est pas sans défauts mais la sincérité et l’émotion présente dans cette ouvrage en font un objet rare et précieux. A ce titre je ne peux que recommander sa lecture.
  • J’achète ? : Je pense que tu n’as pas attendu cette chronique pour te procurer ce roman, alors profite de cette lecture qui te procurera certainement un énorme  plaisir de lecture. Si le propos n’est pas original et peut paraître parfois un peu caricatural, j’espère que tu loueras comme je l’ai fais la sincérité de son propos et l’émotion qui s’en dégage.

 

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