Nymphéas noirs

  • Titre : Nymphéas noirs
  • Année : 2011
  • Editeur : Presses de la cité
  • Auteur : Michel Bussi
  • Résumé : Le meurtre d’un notable du village de Giverny vient troubler la quiétude du petit bourg cher à Claude Monet. Dans ce petit village, aujourd’hui envahi par les touristes, plusieurs destins se croisent depuis des décennies. Trois femmes vont se retrouver au coeur de l’enquête de Serenac  le flic investigateur : Fanette la gamine surdouée capable de reproduire la peinture de Monet avec génie et inventivité, Stéphanie la superbe institutrice du village et cette vieille femme qui erre dans le village comme un fantôme. Trois destins irrémédiablement liés à celui de l’illustre génie de la peinture, trois destins tragiques pour une enquête qui mènera ces protagonistes aux confins de la mémoire.
  • Mon humble avis : A tort ou à raison j’ai toujours considéré que les polars étaient l’apanage quasi exclusif des auteurs anglos-saxons. Je n’ai pas encore trouvé l’équivalent d’un Ellroy ou d’un Ellory dans la production française mais ces dernières années j’avoue que cet avis, jadis tranché, a été mis à mal par des auteurs tels que Marc Dugain ou Pierre Lemaître dont j’apprécie particulièrement les oeuvres. D’autres, qui rencontrent un grand succès commercial, je pense notamment à JC Grangé, Fred Vargas ou Maxime Chattam, me laissent de marbre et j’avoue ne pas toujours comprendre l’engouement qu’ils suscitent. Question de gout me direz-vous mais pas seulement…Bref, surement influencé par d’autres blogueurs ou par des avis glanés ici et ailleurs, je me décidais à acquérir ce texte de Michel Bussi dont j’avais lu des critiques dithyrambiques. Je dois admettre que j’eus du mal à rentrer dans l’histoire mais une fois le décor planté, je lus ce polar quasiment d’une traite. Bon ou mauvais signe ? Je ne saurais le dire tant ce bouquin m’a inspiré des sentiments contradictoires. Si le rythme des nymphéas noirs est irréprochable et la tension omniprésente, j’ai été vraiment gêné par des tournures de phrases et une certaine naïveté voir maladresse dans la description des protagonistes de ce roman. Le personnage de Serenac est, à mon humble avis, à peine ébauché et je ne parlerais même pas de l’histoire d’amour entre le flic et l’institutrice qui m’a paru tout bonnement improbable et artificielle. Nous sommes ici dans le négatif vous en conviendrez et pourtant ce polar, par d’autres aspects, est assez admirable. Tout d’abord je me suis régalé à l’évocation de nombreuses anecdotes sur la vie de Monet et d’autres peintres impressionnistes, ensuite le dénouement de cette histoire est tout bonnement époustouflant et je défis quiconque de ne pas avoir de frissons en repensant aux dernières pages de cette oeuvre. Un régal, même si je ne suis pas sûr que les ficelles employées par l’auteur soient tout à fait honnêtes… Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse me direz-vous. J’en conviens et je dois avouer un certain plaisir à cette lecture originale et ambitieuse qui, loin d’être irréprochable, aura eu au moins le mérite de me faire découvrir ce Michel Bussi dont je suivrais désormais l’actualité avec intérêt.
  • J’achète ? : Je pense que tu n’as pas attendu cette chronique pour te procurer un exemplaire de ce best-seller donc la question est absolument obsolète. Tu l’auras compris mon avis sur ce roman est plutôt mitigé et si tu tiens à lire un polar au titre végétal je ne pourrais que te conseiller la lecture du dahlia noir de James Ellroy. Un maître, un fou et en prime un auteur rare et surdoué.

30 commentaires

  1. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce roman, c’est le cadre ! L’envie de découvrir Giverny et toutes les toiles (c’est en partie fait !) de Monet. De ce côté-là, il n’y a rien à reprocher à son auteur qui situe ses romans dans des lieux très différents à chaque fois. Comme guide de voyage, c’est pas mal !

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  2. Heureuse de découvrir enfin ton avis sur ce roman que j’ai adoré !! Le dénouement, waouh, on peut dire que Busi sait ménager ses effets. J’en garde un merveilleux souvenir de lecture. Depuis j’ai lu « un avion sans elle » du même auteur, que j’ai apprécié également. Merci du partage 🙂

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  3. Une amie m’avait chaudement recommandé cet auteur et je me suis laissée tenter par « Le temps est assassin ». Mal m’en a pris et je suis pas arrivée au bout. Ta chronique me confirme que je vais pas retenter l’expérience Bussi.

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  4. Bonjour Franck, j’imagine que mon bouquin doit être sous une pile impressionnante de romans… Je t’envoie quand même la 1er critique de mon « Voyage » sur Babelio : « J’ai adoré ce roman. Dès que j’avais 5 min je lisais même si ce n’était qu’une page. C’est un roman qui est très très bien écrit. L’écriture est fluide et on ne s’ennuie pas. Il y a des passages assez osés et des passages assez sombres. J’avais hâte de connaître la fin. Je recommande ce roman à 100% et ne regrette pas cette découverte. J’espère que si vous le lisez, vous passerez un aussi bon moment que moi. »

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  5. J’avais vraiment aimé les Nymphéas Noirs de Bussi (même si je n’ai rien aimé d’autre de lui), d’abord parce qu’il manie la poésie en virtuose, dans ce bouquin. On se retrouve en quelques lignes dans l’atmosphère ouatée de Giverny, au bord de la rivière où les enfants sautent de pierre en pierre, au coeur des champs où se dresse la toile d’un vieux peintre américain désargenté, près de l’étang où reposent, majestueux, les nymphéas chers à Monet, dans ce moulin où sévit une vieille harpie, dans ce décor champêtre et paisible où beauté et médiocrité se croisent et se côtoient et dans lequel la présence d’un corps jure horriblement. Ensuite, parce que rien que l’idée de base du livre est un vrai petit régal. On se rend compte que quelque chose ne va pas, que ça cloche quelque part. Mais où ? Son twist de fin est à l’égal du reste du livre. Poétique et tout en finesse. Alors oui, on n’est pas chez Ellroy, mais aussi, on est très loin des ambiances d’Ellroy (dont je préfère de loin le Dudley Smith Trio au Dahlia Noir …et pour prendre ses investigations sur des faits réels, je conseillerais alors plus « Ma part d’Ombre »). Quant à trouver de bons auteurs polars francophones, je ne peux que conseiller des Marcus Malte, Paul Colize ou Patrick Senécal, par exemple 🙂

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  6. Je crois que tu as parfaitement résumé ce que je pense de Michel Bussi (après avoir lu « Un avion sans elle). C’est simple, souvent tiré par les cheveux, mais le final est toujours surprenant! Au moins, on sait à quoi s’attendre!

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  7. J’ai beaucoup aimé ce roman et le mystère des personnages. L’atmosphère m’a plu en raison de Monet et de ses peintures (je suis fan).
    Je comprends ton avis mitigé. Je trouve ce roman un peu « féminin » dans son intrigue.
    Par contre je n’ai jamais lu James Ellroy ou R.J. Ellory… Je vais m’y mettre un de ces quatre !
    A bientôt.

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  8. Bonjour franck,

    Je l’ai lu il y a bien deux ans et j’ai beaucoup aimé ainsi que ses autres romans mais un dont je n’ai pas compris le dénouement est Gravé dans le sable. Après, il est vrai que les goûts et les couleurs ne se discutent pas et heureusement d’ailleurs car sinon on serait bien embêtés. En ce moment, je suis dans ma période où j’ai envie de découvrir de nouveaux auteurs et délaisse quelque peu les auteurs médiatisés mais il faut que je m’y remette puisque je travaille depuis peu chez France loisirs. Même s’ils ont aussi des auteurs qui viennent d’écrire leur premier roman. D’ailleurs ma prochaine chronique est un livre de chez eux.

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    1. Hello Martine. Moi j essaie d alterner entre les auteurs connus et les premiers romans . Ainsi j ai pu découvrir plusieurs excellents premiers romans ou auto-édités . Il y a parfois de vrais bonnes surprises ! Bonne journée. Franck

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  9. Bonjour Franck,
    J’ai eu la même impression sur ce livre. J’ai vraiment eu du mal à m’y mettre et je crois que je m’en souviens seulement à cause du dénouement. J’ai lu tous les livres de Michel Bussi (sauf le « temps est assassin », j’attends qu’il soit disponible à ma bibliothèque) et je trouve qu’ils sont assez inégaux mais que le dénouement amène toujours son lot de surprises. Je n’ai pas lu le dahlia noir, mais ta description me tente bien.
    Bonne journée
    Aurore

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    1. Hello aurore . Dans Le dahlia noir ou la trilogie Lloyd hopkins ( peut être encore plus fort ) on est dans quelque chose de complètement différent , plus ardu, plus exigeant etc.etc. Mais quel régal de voir un maître à l œuvre …

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