HOPE

  • Titre : Hope
  • Année : 2017
  • Editeur : Julliard
  • Auteur : Loulou Robert
  • Résumé : Bianca est une très jolie jeune fille qui traîne son mal de vivre entre Paris et New-York. Blessée par un passé douloureux mais aussi fascinée par l’énergie de Big Apple, elle se laisse entraîner dans un tourbillon de rencontres et découvre bientôt l’univers implacable du mannequinat.
  • Mon humble avis : Cette chronique aurait tout aussi bien pu s’appeler le dilemme du blogueur. Je m’explique : lorsqu’un éditeur a la gentillesse de vous envoyer un roman (sur ma demande soyons précis) et que vous trouvez ce roman plutôt moyen voir largement surcôté, il est parfois gênant de devoir rédiger une chronique négative eu égard à l’effort consenti par la maison d’édition pour vous faire parvenir cet ouvrage à l’autre bout de la planète. Soit, Hope de Loulou Robert n’a évidemment pas besoin de Francksbooks pour rencontrer son public et les articles favorables à cette auteure sont légion. C’est pourtant avec un peu de gêne que je m’apprête à rédiger cette chronique sur une oeuvre qui, à mon humble avis, sera aussi vite oubliée que son succès fut immédiat. A l’image d’une Lolita Pille par exemple (Hell 2002), les effets de mode et les jolies gueules ne font pas toujours de bons écrivains. Dans ce court roman d’un peu plus de 200 pages, Loulou Robert empile les phrases courtes et les poncifs. Certes, la lecture n’est pas désagréable mais le traitement d’un propos maintes fois balisé (crise adolescente, récit initiatique,etc..) n’apporte rien de nouveau au genre. J’avoue une certaine perplexité devant ces romans français auto-centrés, ainsi que devant ces auteurs-mannequins et autres jet-setteurs dont le désespoir, s’il est sûrement sincère, n’attire pas d’empathie immédiate chez votre humble serviteur. Mea-culpa, j’admets qu’un Franck McCourt luttant pour nourrir sa famille (Les cendres d’Angela, 1996) m’attire plus de sympathie qu’une jeune fille riche et en bonne santé, quelques soient les méandres de sa psyché (exception faite d’un auteur tel que Jay McInerney évidemment mais j’évoque ici un pur génie qui transcende le genre). Si Hope n’est pas un mauvais roman, il n’est qu’un roman de plus sur la crise adolescente, un roman de plus décrivant l’énergie de Big Apple, un roman de plus narrant le désespoir d’une gamine inadaptée. Ca se lit facilement, s’oublie dans la seconde et l’on referme ce bouquin avec la tenace impression d’avoir été roulé dans la boue. Tout cela n’est pas si grave mais tellement dispensable…
  • J’achète ? : Si la lecture de cette petite chronique t’a incité à lire ce roman, je ne peux que m’incliner devant ta volonté, mais si dans le rayon d’à côté tu vois le dernier McInerney et que tu choisis celui-ci, ton cas mérite quand même réflexion…

14 commentaires

    1. merci beaucoup William , mes goûts sont assez éclectiques mais j’ai des auteurs de prédilection comme jonathan safran foer, john fante, jonathan tropper mais aussi des classiques comme jack london, steinbeck, Céline, albert cohen, nikos kazantzakis, la liste est longue et je pourrais t’en citer des dizaines ! à très bientôt j’espère franck

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