Shantaram

  • Titre : Shantaram
  • Auteur : Gregory David Roberts
  • Editeur : Flammarion
  • Année : 2003
  • Résumé : Lin s’est évadé d’une prison australienne où il fut condamné à plusieurs années de prison pour attaque à main armée. Muni d’une nouvelle identité, libéré du démon de la drogue,il parvient à fuir son pays pour rejoindre Bombay, la mégalopole indienne dont il tombera éperdument amoureux. Bientôt sous la coupe d’un parrain local, Lin sera mêlé à de nombreux trafics qui le mèneront en Afrique puis aux confins de l’Afghanistan. Pourtant, celui que l’on surnomme Shantaram, veut donner du sens à sa vie. La création d’un dispensaire de fortune au beau milieu des bidonvilles fera de lui un homme respecté. Dans un milieu où les trahisons et la violence sont légion, la rédemption de Lin sera semée d’embûches et d’événements tragiques qui vont mettre à mal son nouveau statut et ses aspirations.
  • Mon humble avis : ‘Un chef-d’oeuvre littéraire plein de réflexion et de drôlerie’ thedaily telegraph, ‘Résolument unique, absolument audacieux et merveilleusement sauvage’ Elle . N’en jetez plus… Certains bouquins sont auréolés d’une telle réputation élogieuse, de tellement d’avis dithyrambiques qu’on aurait presque du mal à donner un avis sincère et objectif sur cette prose sous peine de passer pour un inculte ou un éternel insatisfait. Le roman de Roberts ou plutôt ce témoignage, best-seller international, adapté prochainement par Hollywood, fait partie de ces bouquins ‘événement’ dont le succès dépasse largement le cadre de la littérature traditionnelle. Un roman de près de 900 pages, un pavé dans lequel je me lançais avec énormément d’envie et de curiosité tant la lecture de tant d’avis élogieux me promettait de longues heures de lecture passionnante. Et puis les premières pages : un style ampoulé, des réflexions pseudo psychologique à n’en plus finir, un héros à la recherche du sens de la vie, des personnages à peine esquissés, d’autres plus mystérieux, notamment le grand amour de Lin, la belle Karla dont les motivations m’ont semblé troubles et presque toujours incompréhensibles. La lecture des premières pages ( je dirais même des premières 200 pages) est laborieuse, je me perds dans les personnages, ne ressens aucune empathie pour le narrateur, reste à la surface de cette histoire qui pourtant devrait me passionner puisqu’il s’agit là d’un best-seller unanimement salué ! Las, quelques jours plus tard, je finirais ce roman avec un sentiment plus que mitigé, heureux de refermer ce livre pour tenter de retrouver du plaisir auprès d’un autre auteur, sous d’autres cieux… Evidemment l’histoire de cet évadé australien en quête de rédemption est superbe, les passages sur l’épopée afghane de Lin sont prenants, l’épisode prison est également à couper le souffle mais que de scories, que de pages absconses pour enfin parvenir à ces passages intéressants. A mon humble avis, Roberts n’est jamais aussi à l’aise que dans l’action, lorsqu’il est au plus prêt de son personnage, lorsqu’il décrit la réalité d’une ville tentaculaire et sordide. Les multiples introspections, les passages interminables sur le sens de la vie, l’amour, la religion, plombent son récit et n’apporte rien à ce texte qui aurait mérité d’être amputé de quelques centaines de pages. Je suis passé à côté de ce roman, c’est le moins que l’on puisse dire, je vous épargnerais donc mon sentiment sur d’autres passages liés à l’histoire d’amour entre Lin et Karla qui m’ont parus presque grotesque pour ne retenir que la jolie description de cette ville enivrante que semble être Bombay. Une fois n’est pas coutume, j’attends la sortie de l’adaptation cinématographique de Shantaram avec impatience. Plus d’action, moins de réflexion pourrait bien faire de cette histoire un excellent film à défaut d’avoir été un immense roman.
  • J’achète ? : Des millions de lecteurs se sont procurés cette oeuvre et ont adoré. Franchement, ce n’est pas un petit blogueur de Nouméa qui devrait te faire changer d’avis !

13 commentaires

  1. Voilà qui a le mérite d’être clair.
    Ce qui est triste dans l’histoire, c’est que le lecteur n’est plus considéré comme tel, mais uniquement comme un consommateur lambda, à qui il faut fourguer tout et n’importe quoi ; d’où les intenses sessions de matraquage publicitaire. Excellente chronique, merci Franck

    Aimé par 1 personne

  2. Merci à toi, homme courageux qui a réussi à arriver au bout de ce roman tout de même, pour nous en parler:-) C’est dommage, car il semble y avoir de très bons passages. Les écrivains doivent être de grands narcissiques, normalement ils doivent uniquement au service du récit, et non pas se regarder le nombril. Après c’est aussi à l’éditeur de bien faire son travail… Bon WE, merci Franck !

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s