L’arménien

  • Titre : L’arménien
  • Auteur : Carl Pineau
  • Année : 2017
  • Editeur : Auto-édition
  • Résumé : Hiver 1989 dans la région Nantaise, un cadavre est retrouvé atrocement mutilé et partiellement calciné. La victime, rapidement identifiée, est un jeune homme nommé Luc Kazian, petit trafiquant notoire surnommé l’arménien. L’inspecteur Greg Brandt, chargé de l’enquête, plonge dans le passé du jeune homme pour tenter de démasquer l’auteur de ce meurtre infâme.
  • Mon humble avis : Après plusieurs lectures de romans auto-édités infructueuses je me plongeai dans le roman de Carl Pineau avec perplexité. Encore un auteur à qui je devrais avouer mon incapacité à rédiger un billet par manque d’intérêt et de motivation ? Encore un texte qui, à mon humble avis, aurait mérité moultes relectures avant d’être présenté au public ? Sachant que tout avis est éminemment subjectif, je ne prétends en aucun cas détenir une quelconque vérité et je profite de ce petit billet pour dire aux auteurs recalés à quel point j’en suis, une nouvelle fois, désolé. Ceci étant dit, revenons au texte de Pineau, un polar assez court dont la biographie de l’auteur m’indiquait le suivi de cours universitaires de création littéraire. Gage de qualité ? Assurément au vu du texte développé dans ce roman à deux voix. L’écriture de Pineau est fluide, les flash-backs incessants sont extrêmement bien dosés et apportent au lecteur des indices et des indications dispensés avec parcimonie tout au long de la lecture. Un vrai savoir-faire de l’auteur rendant son texte assez addictif à défaut d’être original. Nous sommes ici dans une enquête classique, les personnages comme celui de Bertrand (le meilleur ami de la victime) ou Françoise (sa psy) sont bien troussés mais je dois avouer une petite frustration quant au personnage de l’inspecteur Brandt qui lui, est à peine esquissé. L’arménien est un roman qui se lit facilement, dont la construction est maîtrisée de bout en bout, une oeuvre qui recèle un certain nombre de coups de théâtre propres à ce genre de littérature. La description des folles nuits nantaises des années 80 y est plutôt bien rendue et l’empathie pour la victime est totale grâce à la plume efficace et précise de Pineau qui n’est jamais aussi à l’aise que dans le portrait de personnages aux failles manifestes et béantes. L’arménien est donc, à mon humble avis, un bon polar souffrant parfois, il est vrai, d’un peu de naïveté dans les dialogues, ce qui n’entrave en aucun cas le plaisir de lecture ressenti auprès de Bertrand et Françoise, les deux narrateurs de ce texte. Une enquête qui tient la route, des personnages attachants, Carl Pineau est décidément un auteur à suivre.
  • J’achète ? : Oui et surtout si tu es fan d’enquête, si tu t’es trémoussé en boîte de nuit au cours des années 80 et si tu es fan de jeu à la nantaise, tu passeras un bon moment de lecture avec ce thriller.

 

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