Toxique

  • Titre : Toxique
  • Année : 2017
  • Auteur : Niko Tackian
  • Editeur : Calman Levy
  • Résumé : Tomar Khan est l’un des meilleurs flics de la crim. Quand le corps d’une directrice d’école est retrouvé au sein d’un établissement de la région parisienne, l’équipe regroupée autour de son chef troublé et charismatique, entame une enquête qui s’avérera plus ardue que les premiers indices ne veulent bien le laisser penser.
  • Mon humble avis : Votre serviteur continue sa petite incartade au sein des auteurs de polars contemporains Français. Ces derniers jours ont été consacrés à la lecture de Toxique de Niko Tackian publié chez Calmann Levy. Ce roman sortie en début d’année 2017, connut un accueil plutôt chaleureux et je me souviens avoir lu de nombreuses critiques positives à l’égard de ce texte serré de près de 300 pages. A cela rien d’étonnant, le CV du bonhomme parle pour lui : scénariste, réalisateur, romancier à succès, une gueule à se faire pâmer des troupeaux de lectrices ébahies, bref le gars a tout pour devenir l’une des plumes importantes de la nouvelle génération d’auteurs de policiers hexagonaux. Tout vraiment ? Restait à découvrir la prose de Tackian. J’attaquais donc la lecture de ce Toxique avec curiosité et une motivation certaine. Tout d’abord, et c’est là l’une des grandes qualités de ce roman, des phrases denses, sans fioritures. Tackian n’est pas un styliste, son écriture est simple et fluide, sans éclats ni ronds de jambe mais efficace au possible. L’ambiance est lourde, à l’image de son personnage principal perturbé par un passé trouble auquel il doit faire face de nouveau. Les descriptions de Tackian sont éminemment cinématographiques et les amateurs de ce style de littérature seront en territoire connu. Si l’auteur n’évite pas certains clichés : flic au passé brisé, ambiance glauque et impossibilité d’aimer, le lecteur n’en a cure tant ce roman est addictif et plaisant. Nous sommes ici dans le brut, dans un épisode de Braquo, dans le cinéma d’Olivier Marchal, la filiation m’a paru évidente. Si certains personnages sont, à mon humble avis quelque peu survolé, grâce soit rendu à Tackian de nous offrir dans ce roman l’un des personnages de méchant les plus pervers et dérangé qu’il m’ait été donné de lire récemment ( j’aurais d’ailleurs apprécié plus de passages consacrés à ce protagoniste sociopathe) Pour cela mais aussi pour le suspens, pour un texte maîtrisé et une construction sans faille nous pouvons, je pense, accueillir Tackian dans le cercle très fermé des bons auteurs de polars Français.
  • J’achète ? : Si comme moi tu peux regarder 5 épisodes de Braquo à la suite, si comme moi tu penses que 36 quai des orfèvres est un bijou alors tu ne pourras qu’être conquis par Toxique, digne prolongement littéraire de ces oeuvres. Ici rien d’original, quelques failles mais du solide, de l’addictif et de l’efficace.

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