Les jours enfuis

  • Titre : Les jours enfuis
  • Auteur : Jay McInerney
  • Année : 2017
  • Editeur : Editions de l’olivier
  • Résumé : Malgré les aléas de la vie Russel et Corinne sont toujours mariés et vivent avec leurs enfants dans un minuscule loft de Manhattan. Russel lutte d’arrache-pied pour conserver sa maison d’édition tandis que Corinne se consacre aux plus démunis. Le couple de cinquantenaire fait illusion dans les soirées en ville mais le retour de Luke (avec qui Corinne eut une relation au lendemain du 11 septembre) fragilise leur union. Dans leur entourage les séparations se succèdent tandis qu’ils tentent de préserver leur couple en pleine déliquescence.
  • Mon humble avis : Jay McInerney est l’un de mes auteurs cultes, chacun de ses romans est pour votre humble serviteur l’occasion de redécouvrir un auteur à l’acuité et au style exceptionnel. Vous comprendrez aisément que la chronique qui suit sera donc dithyrambique voir parfois à la limite de la mauvaise foi, ce que j’assume tout à fait quant il s’agit de l’auteur de Bright Lights Big city . Mais revenons à ces jours enfuis qui succèdent à trente ans et des poussières et la belle vie ( je ne peux que recommander de les lire dans cet ordre chronologique ). Une fois de plus l’auteur New-yorkais nous plonge au coeur de cette famille que nous avons appris à connaître au fil des années, une fois de plus le texte est d’une lucidité incroyable, une fois de plus les phrases s’enchaînent avec une logique et une fluidité incomparable. Lire les jours enfuis c’est assister à la dissection minutieuse de la vie de couple des Calloway, c’est beau, brillant, passionnant, nostalgique, c’est du McInerney. Cette fresque générationnelle dépeint la vie de petits bourgeois avec une acuité à nulle autre pareil, l’auteur porte un regard bienveillant sur ses personnages : Russel est frustré mais garde au fond de lui cette étincelle d’idéalisme qui en fait un personnage magnifique et il en est de même pour Corinne qui malgré son infidélité porte en elle une touchante bienveillance. Si cet opus m’a paru plus sombre, plus désespéré que les précédents, l’auteur conserve cette justesse et cet humour distancié qui est sa marque de fabrique. McInerney porte un regard d’anthropologue sur ce microcosme New-yorkais et ne laisse rien au hasard : les personnages secondaires, les lieux, l’actualité sont traités avec précision et talent faisant de cette trilogie un témoignage brillant sur cette génération qu’on pensait dorée. Jamais ennuyeux ni lénifiant ce roman est un sommet et son auteur réussit là ou d’autres se sont cassés les dents, les jours enfuis est le livre qu’aurait rêvé d’écrire Frederic Beigbeder ( à mon humble avis ) mais là où l’auteur français ne fait qu’effleurer ces thèmes McInerney parvient à toucher son lecteur en plein coeur. Dithyrambique je vous avais averti…
  • J’achète ? : Oui évidemment. Au risque de me répéter les jours enfuis est un texte d’une intelligence et d’une acuité rare, une oeuvre exigeante et tout simplement superbe.

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