La tresse

  • Titre : La tresse
  • Auteur : Laetitia Colombani
  • Année : 2017
  • Editeur : Grasset
  • Résumé : Trois femmes, Trois vies, trois continents. Smita l’indienne tente d’échapper à son destin d’intouchable, souhaite que sa fille n’est pas à subir les humiliations quotidiennes et la pauvreté qui régit sa caste. Giulia est, elle, sicilienne et soudainement héritière d’un atelier au bord de la faillite. De son côté la jolie Sarah est une avocate de haut-vol dont la maladie va déclencher une série d’évènements mettant à mal son ascension sociale .
  • Mon humble avis : La tresse est un roman auréolé d’une réputation élogieuse. J’avoue ne pas avoir été particulièrement motivé par la lecture de cette oeuvre et puis au détour d’un rayon je me dis pourquoi pas ? Un auteur que je ne connaissais pas, des critiques dithyrambiques, un roman court, me voilà parti pour lire LE succès de la fin de l’année dernière (et surement du début de cette année). Court je confirme, il ne me fallut que quelques heures pour parvenir à la fin de ce texte facile et somme toute agréable à lire. Pour le reste j’avoue être un peu plus mesuré, mais je m’explique : tout d’abord les trois histoires sont inégales, j’avoue avoir eu un penchant nette pour celle de Smita alors que les deux autres n’ont pas réellement retenu mon attention. Ensuite sans éprouver aucun ennui au cours de cette lecture (je n’en ai peut-être pas eu le temps) j’ai assez vite déchanté devant la superficialité de l’ensemble. Sans être désagréable l’écriture de Colombani ne réserve aucune surprise, les ficelles de fin de chapitre m’ont parus grossières et les situations plutôt convenues. D’un style très scolaire l’auteur égrène des bons sentiments à la pelle et si le thème de la place des femmes dans le monde est primordiale il méritait, à mon humble avis, un traitement plus fouillé que celui développé ici.  Je comprends assez bien (il me semble) les raisons du succès de ce roman : thème fédérateur, facilité de lecture, exotisme, mais tout en lui reconnaissant des qualités évidentes, ne peut me joindre au concert de louanges qui a accompagné sa sortie. Certes il s’agit d’une jolie ode au courage des femmes, à leur émancipation mais l’auteur reste constamment à la surface des choses, de la psychologie de ses personnages et ce sentiment d’inachevé ne m’a pas lâché tout au long de la lecture. Cela s’est avéré gênant, pénalisant pour ce roman que j’ai longtemps hésité à chroniquer (et critiquer) tant l’intention me parut louable. Dommage.
  • J’achète ? : Assez rare pour être souligné je vais répondre non, cela n’empêchera pas le succès, les critiques élogieuses mais témoignera plutôt de ma totale incompréhension devant la ferveur suscitée par un texte aussi vite lu qu’oublié. Sympa me semble le terme juste pour caractériser la tresse; pas sur que ce soit un terme approprié à la littérature.

23 commentaires

  1. Un petit faible également pour l’histoire de Smita, sans doute parce que c’est celle qui m’a le plus touchée. Sans être un coup de coeur, j’ai aimé ce livre, mais il est vrai que je suis une adepte des récits de tranches de vie.^^ Je n’ai lu aucune critique au préalable pour ce livre, plus attirée par la notion de destins croisés.

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  2. Je n’avais pas spécialement envie de lire ce livre si souvent chroniqué, mais je l’ai reçu en cadeau, alors…
    Eh bien, contre toute attente, ce fut un coup de coeur pour moi, le premier de l’année ! J’ai trouvé cela très intéressant. Et je ne l’ai pas encore oublié !
    Bonne fin de semaine.

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  3. Du coup , j’ai été relire mon avis…J’avais été très touchée du récit sur la première femme. J’y ai vu une façon de ne pas oublier que rien n’est jamais acquis! Mais, c’est vrai aussi que je suis surprise par le succès de ce livre! Peut-être est-il en résonance avec la libération de la parole des femmes…et qu’il arrive ainsi au bon moment? Alors, je rejoins cette chronique, laissons le livre vivre sa vie!

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  4. Tout à fait d’accord avec vous , j’ai trouvé tout cela superficiel et attendu. Le titre lui même dévoile déjà ce qui va faire lien entre les personnages. C’est dommage l’idée est vraiment intéressante mais les personnages manquent de corps et les chapitres sont tellement courts qu’on a du mal à s’attacher à leurs parcours. J’ai eu une impression de zapping permanent.

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  5. Bien d’accord avec vous. En plus , à la fin du livre, Smita, en Inde, se retrouve dépouillée de tout, encore plus pauvre, alors que l’Italienne et l’Américaine tirent parti de son infortune et de son dernier sacrifice ( celui de ses cheveux) … Sans doute un reflet de la réalité mais la morale « Dieu saura se montrer reconnaissant » pour le don de Sita me paraît un peu naïve.

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