Les larmes noires sur la terre

  • Titre : Les larmes noires sur la terre
  • Auteur : Sandrine Collette
  • Editeur : Denoël
  • Année : 2017
  • Résumé : Moe n’a que vingt ans lorsqu’elle quitte sa Polynésie natale pour suivre son homme en métropole. Le voyage tourne rapidement au cauchemar, violentée et recluse dans une maison en banlieue, elle accouche bientôt d’un enfant et n’a d’autre choix que de prendre la fuite. Perdue, sans ressources, la jeune fille et son bébé échouent à la casse , un camp où des milliers de miséreux vivent prisonniers dans des épaves de voiture sur cale sous la surveillance stricte de l’état.
  • Mon humble avis : De ma première lecture d’un roman de Sandrine Collette je gardais un souvenir ébloui. Il reste la poussière était un bouquin passionnant et âpre que j’avais beaucoup aimé. La perspective de me glisser à nouveau dans un texte de cette auteure brillante me réjouissait donc et les premiers avis glanés ici et là ne faisait que confirmer cette impression : les larmes noires sur la terre devait être une des lectures marquantes de ce début d’année ! Des les premières pages je retrouvais avec plaisir le style particulier de l’auteure et son écriture exigeante. Le personnage principale de ce roman est une pauvre fille sur qui s’acharne le destin, son quotidien est atroce, presque insoutenable et personne dans son entourage ne témoigne de la moindre empathie envers elle. Et puis c’est la casse, un océan de désespérance, de la cruauté partout, de la crasse et plus le moindre espoir jusqu’à ce qu’elle se lie avec un groupe de femmes aux destins brisés. Noir c’est noir. Le soucis (si soucis il y a mais ce n’est que mon humble avis) c’est que cette accumulation de malheurs, ces récits de vies cassés s’agglutinent les uns aux autres formant un magma voir une surenchère de pathos et de clichés auxquels il est difficile de croire. Les personnages qui étaient si richement campés dans il reste la poussière sont ici presque caricaturaux dans leurs attitudes et même si la fin tranche avec cet océan de misère j’avoue avoir ressenti un vrai soulagement en refermant les pages de ce court roman. Je n’y ai pas cru voilà tout, ne me suis pas réellement attaché à Moe, ai trouvé les histoires successives de ces filles attendues et superficielles. Pour cette fois je passe mon tour tout en attendant avec impatience le prochain roman de Collette ce qui est assez paradoxal je dois bien l’admettre.
  • J’achète ? : Si tu as le coeur accroché et un moral d’acier tu peux tenter l’aventure sinon…

16 commentaires

  1. J’ai fini il y a quelques jours « il reste la poussière ». À part un ou deux chapitres courts que je trouve inutile pour l’histoire, c’est un livre que j’ai vraiment aimé avec une écriture particulièrement intéressante et accrocheuse. Je viens de commencer « des nœuds d’acier » (son premier roman je crois). J’accroche complètement. Je tenterais bien quand même « les larmes noires sur terre » mais pas tout de suite. C’est vrai qu’à un moment tout le malheur du monde sur une seule personne peut paraître beaucoup et surtout peu réaliste… Je verrais. Merci pour votre chronique éclairante.

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai eu aussi un veritable coup de coeur pour « Il reste la poussière » et j’ai bien l’intention de poursuivre ma découverte de cette auteure. Mais peut-être pas avec ce titre-là tout de suite. Il semble très très dur…

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