Le syndrome Copernic

  • Titre : Le syndrome Copernic
  • Auteur : Henri Loevenbruck
  • Editeur : Flammarion
  • Année : 2007
  • Résumé : Comme chaque semaine Vigo Ravel se rend dans l’une des plus hautes tours de la défense pour y rencontrer son psy. Atteint de schizophrénie, Vigo est habitué à entendre des voix mais ce jour là celles-ci le poussent à quitter le bâtiment au plus vite. Ainsi il sera le seul survivant du plus terrible attentat jamais perpétré sur le sol français. Fuyant le chaos et les hommes qui le traquent, Ravel comprends rapidement qu’il détient des secrets pouvant changer la face du monde.
  • Mon humble avis : Loevenbruck, auteur du fameux Nous rêvions juste de liberté, roman adulé que votre humble serviteur tient pour l’un des romans français les plus marquants de ces dernières années. Après la lecture de ce bouquin ô combien brillant et attachant je me promis de replonger dans l’oeuvre de l’écrivain parisien au plus tôt. C’est chose faite avec ce syndrome Copernic, un thriller haletant et addictif où la perte de mémoire joue un rôle essentielle à l’image d’autres oeuvres comparables comme l’excellent La mémoire dans la peau de Robert Ludlum. J’avoue mon peu de goût pour les thrillers en règle générale, les habitués de francksbooks savent que je suis peu enclin aux adjectifs comme bien foutu ou efficace en matière de littérature et ce Syndrome Copernic ne déroge pas à la règle. Le texte est prenant, la vérité se dévoile au fil de la lecture, c’est… C’est efficace et bien foutu, un produit parfait dans son genre je ne saurais dire mieux, un livre qui a du plaire au plus grand nombre même si personnellement je suis resté sur ma faim. Les raisons de ces réserves ? Surement le manque d’originalité, les personnages caricaturaux, l’impression de remplissage jusqu’au final plutôt bien maîtrisé je dois bien l’avouer. Il y a une dizaine d’années entre Nous rêvions juste de liberté et le syndrome Copernic et ça se sent, même si nous sommes ici dans deux styles diamétralement opposés. On ne peut qu’être admiratif devant les progrès de l’auteur quant à la construction du récit et la description de ses personnages. Difficile d’être tout à fait objectif sur les écrits précédents de Loevenbruck tant l’ombre de nous rêvions juste de liberté est prégnante, pourtant les amateurs du genre trouveront certainement leur bonheur à la lecture du syndrome Copernic. Pour ma part je vais continuer mon exploration des écrits de cet auteur, prochain titre ? L’apothicaire, avec l’espoir d’y retrouver le talent et le souffle dont l’auteur a fait preuve dans son dernier roman.
  • J’achète ? : Du savoir-faire, de l’efficacité n’est-ce pas ce que l’on demande à un bon thriller ? Tous les éléments sont ici réunis pour faire de ce syndrome Copernic une réussite dans son genre. Personnellement j’attendais autre chose du brillant auteur de nous rêvions juste de liberté. Mais ce n’est que mon humble avis.

21 commentaires

  1. J’avais essayé, mais sans succès, la lecture du Rasoir d’Ockham ; du coup, je ne me suis plus intéressé à cet auteur. Sauf qu’aujourd’hui dans ta chronique, tu parles avec tellement d’enthousiasme de : Nous rêvions juste de liberté, que j’ai envie de retenter le coup.
    Excellente chronique, comme toujours. Merci.

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  2. Un auteur qui progresse  » quant à la construction du récit et la description de ses personnages » est un bon jalon littéraire, même des fois son feu peut pâlir, ce qui ne serait d’ailleurs pas innocent.

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  3. Nous rêvions juste de liberté, Le syndrome Copernic et L’apothicaire sont trois bouquins radicalement différents. J’ai aimé les trois mais aucun ne m’a touché autant que Nous rêvions juste de liberté.
    Il n’en reste pas moins qu’un auteur aussi à l’aise, quel que soit le registre, est un narrateur hors pair.

    Aimé par 1 personne

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