Côté ghetto

  • Titre : Côté ghetto
  • Auteur : Jill Leovy
  • Editeur : Sonatine
  • Année : 2017
  • Résumé : Pourquoi un jeune noir a-t-il quinze fois plus de chances qu’un blanc de se faire tuer dans certains quartiers des Etats-unis ? A partir de ce constat, de milliers d’heures d’enquêtes et de cas précis d’homicides, Jill Leovy dresse un constat implacable sur la criminalité qui frappe les quartiers sud de Los Angeles.
  • Mon humble avis : Los Angeles : ville tentaculaire où se côtoient criminalité, luxe, pauvreté, villas ostentatoires, précarité, parcs à thèmes, violence et quartiers tranquilles. Toutes les contradictions de l’Amérique posées au bord du pacifique, dans une cité aux rues sans fin bordées de palmiers centenaires. Jill Leovy est journaliste et blogueuse, de ceux qui suivent les patrouilles sur le terrain et squattent les commissariats jusqu’au bout de la nuit. Forte de milliers de témoignages accablants, l’auteur américaine dresse un portrait implacable des faillites de la société américaine. Vous l’aurez compris Côté ghetto n’est pas un roman, à l’image du monumental Baltimore de David Simon ( également publié chez sonatine et chaudement recommandé! ) il s’agit d’une somme d’enquêtes fouillées mais aussi d’une macabre litanie de destins contrariés et de récits de familles déchirées. Avec une minutie presque clinique Leovy s’attache à décrire la vie et le caractère de ces flics pétris d’idéaux, respectueux et travailleurs, ces flics qui ne lâchent jamais, même quand ils sont touché dans leurs propres chairs. A l’inverse elle dissèque les raisons historiques, sociales et économiques qui ont poussé à cet échec. C’est fort, souvent terrifiant et terriblement édifiant. C’est aussi parfois fastidieux, la longue liste des meurtres et des agressions tend à déshumaniser les affaires et même si l’auteur s’attache au cas particulier du meurtre d’un fils de flic , j’avoue m’y être parfois ennuyé alors qu’il y a quelques années je dévorais le pavé Baltimore de David Simon en seulement quelques jours. La multiplicité des affaires, les descriptions cliniques sans âme y sont-elles pour quelque chose ? Surement, et même si je ne peux que m’incliner devant le travail de l’auteur, ce livre ne restera pas dans mon panthéon des grands livres américains. Loin s’en faut.
  • J’achète ? : Vous l’aurez compris mon avis est mitigé. Certains loueront l’opiniâtreté de la démarche, pour ma part je m’y suis ennuyé tout en reconnaissant les qualités énoncées là-haut. Mitigé vous dis-je.

5 commentaires

  1. Merci, je pense que j’en tirerai le même constat : j’évite ! « Baltimore » de David Simon, oui je confirme, c’est le genre de pavé qui ne vous pèse pas à le lire, superbe !

    Aimé par 1 personne

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