Qaanaaq

  • Titre : Qaanaaq
  • Auteur : Mo Malo
  • Année : 2018
  • Editeur : Editions de la Martinière
  • Résumé : Qaanaaq Adriensen est de retour sur l’immensité blanche qui l’a vu naître. Quatre meurtres atroces, quatre corps déchiquetés ont poussé les autorités Groenlandaise à demander du renfort à Copenhague; le voilà donc revenu pour la première fois sur la terre de ses ancêtres afin d’élucider des assassinats qui trouble la quiétude d’une contrée inhospitalière en passe de retrouver son autonomie.
  •  Mon humble avis : La couverture de ce roman est magnifique. Ajoutez à cela quelques bonnes critiques et la promesse d’un beau voyage au pays des Inuits, il n’en fallait pas plus pour me décider à acquérir ce polar venu du froid. Pourtant ceux qui suivent mes petites chroniques savent à quel point la lecture de certains polars m’est fastidieuse : difficile de trouver une voix discordante sur un terrain mille fois balisé, difficile d’être original tant les étals des librairies sont pleins de roman à l’architecture identiques : meurtres, flics, action puis résolution d’une enquête plus ou moins tirées par les cheveux. Malheureusement Qaanaaq ne déroge pas à la règle et si, comme souvent, j’ai été séduit par le contexte – ici un Groenland superbement décrit – je suis passé complètement à côté de cette intrigue politico-financière. Si les personnages sont attachants et la mise en place complexe, j’ai commencé à perdre le fil de l’intrigue à l’évocation d’un complot mêlant hommes politiques, grands patrons de multinationales et hommes de mains véreux, bref du grand classique. Ajoutez à cela la superficialité de nombres d’anecdotes censées faire vrai et vous obtiendrez un lecteur déçu, pressé d’en finir, perdu entre des noms qui lui disent vaguement quelque chose et des rebondissements sans intérêt. Peut-être suis-je un peu dur à l’égard de Malo mais j’avoue une certaine lassitude face à ces romans dont le seul intérêt réside dans leur environnement et parfois dans la personnalité de leur enquêteur, ce qui n’est même pas le cas dans Qaanaaq…. Désolé pour les aficionados, désolé pour ceux qui tiennent ce roman en haute estime, je n’y ai, pour ma part, trouvé qu’ennui et désintérêt. Cette chronique aura donc le goût amer de la déception, et je suis le premier à le regretter.
  • J’achète ? : Certains polars sont grands, inoubliables, traversés d’un souffle. Ce n’est malheureusement pas le cas de Qaanaaq.  Passe ton chemin camarade.

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