Notre Dame de Paris

  • Titre : Notre Dame de Paris
  • Auteur : Victor Hugo
  • Année : 1831
  • Résumé : Au coucher du soleil la Esmeralda danse sur le parvis de Notre Dame de Paris. Claude Frollo, juché dans une niche de la cathédrale, n’a d’yeux que pour elle. Aidé de Quasimodo, le sonneur de cloches qu’il a recueilli au berceau, l’archidiacre décide d’enlever la belle, mais la tentative échoue. L’Egyptienne, sauvée par le fringant Phoebus, déchaîne les passions mais son coeur n’est plus à prendre : le beau capitaine de la garde est désormais son seul et unique amour.
  • Mon humble avis : Mais qu’allais-je faire dans cette galère ? Juger l’immense auteur, donner mon humble avis sur un texte de ce monument national qu’est Victor Hugo ? Francksbooks devisant sur les qualités et les défauts d’une oeuvre passée à la postérité ? Une oeuvre qui, comme d’autres du même auteur, font partie intégrante du patrimoine Français ? Pari impossible tant l’ombre du géant natif de Besançon est présente dans l’inconscient collectif et la culture de la nation française. Après mûre réflexion, je me contenterais donc, avec toute la modestie que l’entreprise requiert, de tenter de donner à un lecteur lambda quelques impressions sur ce grand roman qu’est Notre Dame de Paris. Tout d’abord il me faudra préciser qu’Hugo écrivit ce texte alors qu’il n’avait pas atteint la trentaine…Et oui pour les génies le talent n’attend pas le nombre des années et de nombreux écrivains actuels pourraient prendre une sacré migraine en lisant cette information. Bref nous avons affaire ici à une véritable exception littéraire, mais ce n’est pas non plus la découverte de l’année vous en conviendrez. Revenons au texte puisque c’est de ça qu’il s’agit ici; un texte ardu, difficile par moment avec de longues digressions sur l’architecture, l’organisation sociale du moyen-âge, la géographie parisienne, l’histoire de l’art. J’avoue que ces passages m’ont paru interminables et l’auteur quelque peu sûr de son excellence; mais lorsque l’auteur se rapproche de ses personnages, le texte paraît soudain moins difficile, plus accessible et surtout passionnant. Car l’histoire, que tout le monde connaît, est tout simplement belle – belle, c’est un mot qu’on dirait inventé pour elle… – mais je m’égare. Oui cette histoire d’amours contrariés est magnifique, oui les tourments de Frollo et de quasimodo sont décrits avec maestria et oui les dialogues sont brillantissimes. Les descriptions sont à l’avenant : précises, érudites et de nombreuses tournures de phrases sont à mettre sous scellés tellement elles sont parfaites. Un génie reste un génie et même si parfois le lecteur aura l’impression qu’Hugo étale sa culture avec une satisfaction jubilatoire, même s’il ne restera pas dans mon panthéon personnel des bouquins inoubliables, ce roman est grand. Grand comme l’ombre du grand homme, comme l’intemporalité des personnages et une dernière fois grand comme un legs fait aux générations futures par un pur génie.
  • Mon humble avis : A-t-on le droit de penser qu’avec ce roman, Hugo fait étalage de son génie avec une assurance frisant l’arrogance ? Peut-être pas, en tout cas hormis ces passages didactiques force est de constater que le bonhomme fut et reste un monument de la littérature. Je gardais un excellent souvenir de la lecture des misérables il y a de nombreuses années, moins éblouissant à mes yeux, Notre Dame de Paris contient de véritables joyaux d’écriture et des personnages inoubliables, et inoubliés.

11 commentaires

  1. ah! toi tu aprles des 40 apges de description de Notre-dame!!! LOL
    Les as-tu lues ? Moi j’ai fini par zapper. Je me demande si parfois il ne frisait pas la demonstration jubilatoire. J’ai un doute car, on ne l’y reprend plus autant par la suite (mais je n’ai pas lu tout Victor Hugo).

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  2. Un monument de la littérature ? Oui, parfois, il en a la lourdeur. Oui, parfois, il en fait trop, comme on dit aujourd’hui. Mais il n’empêche que c’est un vrai bonheur de le lire. Ces personnages sont d’une complexité remarquable et recherchée.

    Aimé par 2 personnes

  3. à l’époque les écrivains étaient payés au mot (leur histoire était publiée en feuilleton dans les journaux avant de finir en volume) ; ceci explique peut-être cela…
    et à l’époque, il n’était pas du tout adulé comme maintenant (le temps émousse les critiques) !

    avec du style, tout est dit :
    « Tous les journalistes engendrés par la domesticité vont ameuter Paris pour le dernier camionnage de cette pourriture célèbre. »
    A propos de la mort de Victor Hugo, Léon Bloy.

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  4. Waouh, tu l’as lu vite, je trouve ! Je n’ai pas lu celui-là encore, mais je compte bien m’y mettre un jour ! Comme toi, je risque minimum de penser que c’est un grand livre 🙂

    Sinon, pour le fait qu’il y a une différence entre les auteurs de l’époque qui écrivaient jeunes alors que dans notre époque contemporaine, ça peut parfois être plus tardif, je pense aussi que c’est une différence de moyens et de temps. Moins le temps pour écrire, et surtout, tu vis rarement de tes oeuvres… (à moins que je n’ai pas compris ta réflexion)

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