Iboga

  • Titre : Iboga
  • Auteur : Christian Blanchard
  • Année : 2018
  • Editeur : Belfond
  • Résumé : Le 28 octobre 1980, Jefferson Petitbois est condamné à mort par la justice française. Promis à la guillotine, le marginal, abandonné à la naissance et coupable de crimes atroces, sera finalement sauvé par la grâce présidentielle du nouveau président François Mitterrand. S’ensuivent des années d’emprisonnement à l’isolement, entre un surveillant sadique et une psychologue trop curieuse. Oublié de tous, Jefferson Petitbois va chercher sa vérité et tenter de comprendre comment son parcours chaotique l’a mené jusqu’au confins de la folie, au bord du gouffre.
  • Mon humble avis : parfois il est plaisant de lire un livre dont on ne sait rien, dont on n’a lu aucun avis, aucune critique. Ce fut le cas avec Iboga, un coup d’oeil rapide à la couverture, et hop dans le panier, entre cinq cent grammes de tomates et une boîte de raviolis. Je ne connaissais ni le titre, ni l’auteur, et lorsque j’entamais les premières phrases du texte, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Autant l’avouer d’emblée ce fut plutôt une bonne surprise et une découverte pour le moins intéressante. Blanchard est l’auteur de nombreux romans, entre noir, polar et pamphlet. Son écriture est aérée, fluide, et la construction du roman brillante et maîtrisée. La plongée dans la psyché de Jefferson est réaliste et le contexte du récit, qui pourrait paraître oppressant – la majorité du texte se passant dans une cellule – se révèle au contraire plutôt plaisant. J’avoue être resté sur ma faim quant au passages traitant de la jeunesse de Jefferson et les raisons qui l’ont poussé au crime. Idem pour Max, l’homme qui accompagna Petitbois dans ses forfaits : un personnage à peine esquissé et c’est bien dommage, son importance dans la vie du condamné méritait, à mon humble avis, un traitement moins superficiel. Malgré ces quelques bémols, votre serviteur à pris du plaisir à lire ce roman, un texte brassant des thèmes aussi variés que l’isolement, le racisme, la peine de mort, le désespoir, la solitude ou encore le déterminisme social. Evidemment Jefferson est un meurtrier de la pire espèce, évidemment ses actes sont odieux mais au fil des pages le lecteur se prend d’empathie pour cet homme qui n’a rien choisi, cet homme qui a subi sa vie, cet homme au destin funeste. Pour cela, pour le personnage de Jefferson et son ouverture tardive au monde, Iboga mérite d’être lu.
  • J’achète ? : Oui sans aucun doute. Iboga est un bon roman, un texte qu’on peut lire d’une traite, un bouquin ambitieux sur le fond et assez réussi sur la forme. A découvrir.

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