Le témoin solitaire

  • Titre : Le témoin solitaire
  • Auteur : William Boyle
  • Année : 2018
  • Editeur : Gallmeister
  • Résumé : Amy s’est rangée. Fini les sorties, l’alcool et la débauche. Désormais célibataire, elle vit de petits boulots et donne de son temps pour la paroisse et les vieilles personnes du quartier. Un soir, alors qu’elle suivait un homme dans la rue, la jeune fille est témoin d’un assassinat. Alors tout s’enchaîne : le retour d’un père qu’elle croyait mort, d’une maîtresse qu’elle souhaitait oublier, les ragots du quartier et son implication dans une série d’événements tragiques. Bien malgré elle, Amy se retrouve à la croisée des chemins.
  • Mon humble avis : Premier William Boyle, New-yorkais, jeune auteur de polars à la réputation solide. Edité chez Gallmeister – en général un gage de qualité – le bouquin est court et l’action se déroule à Brooklyn, plus exactement dans le quartier sordide de Gravesend. La précision est importante quand on connait la place donné par cet auteur aux lieux, au nom des rues. Gravesend est le quartier d’enfance de l’auteur et cela se ressent tant il tient lieu de personnage à part entière dans ce livre. Tout au long du périple de son héroïne, Boyle ne nous épargne la description d’aucun commerce, d’aucun parc, d’aucune rue. Fastidieux ? Un tantinet, mais d’un autre côté cela permet une forte immersion dans l’environnement d’Amy, cette fille perdue enchainant les mauvaises décisions et les dangereuses rencontres. Soyons franc, presque trois jours après avoir achevé cette lecture, il ne me reste pas grand chose excepté cette ambiance. Le roman de Boyle sent le papier gras et les snacks minables et en y repensant, j’ai presque l’impression d’entendre le passage du métro aérien et les manèges de Coney Island. A part ça ? Pas grand chose si ce n’est une galerie de personnages déjantés extrêmement bien campés et une intrigue que je qualifierais presque de secondaire. Le témoin solitaire est un roman de plus sur les bas-fonds New-Yorkais, un roman qui se lit sans déplaisir, où l’on sent l’amour de l’auteur pour Brooklyn et c’est déjà pas mal. Ni inoubliable, ni véritablement marquant, un bon petit polar, sec et nerveux, à lire de préférence, affalé à l’arrière d’une limousine roulant sur le Verrazzano bridge ou sur la plage de Brighton beach.
  • J’achète ? : Sans doute. Un polar serré, ancré dans une réalité new-yorkaise forte. Le témoin solitaire ne révolutionne pas le genre, mais là n’est sans doute pas son ambition.

15 commentaires

      1. Maiiiiiiiiiis je sais que j’aime la littérature irlandaise mais je veux dire…. par exemple dans les polars série noire de Lawrence Block, on est à New York, sans violence, sans bagnoles etc, mais ses descriptions de lieux, du quartier, de ce qu’il mange, lit, eh bien j’y suis. Tu vois ?

        Aimé par 1 personne

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