La vraie vie

  • Titre : La vraie vie
  • Auteur : Adeline dieudonné
  • Année : 2018
  • Editeur : L’iconoclaste
  • Résumé : Dans ce lotissement, toutes les villas sont identiques. Excepté la sienne, un peu plus grande puisqu’elle servit de maison-témoin pendant la commercialisation du programme. Quatre chambres : une pour les parents, une pour les cadavres, une pour son frère Gilles et la sienne. Le père est chasseur de gros gibier et règne sur son petit monde d’une main de fer ; la mère, elle, est transparente et Gilles, son petit frère,  a tellement changé. C’est pour lui qu’elle se bat, pour lui qu’elle est devenue une guerrière. Pour qu’il ne devienne pas comme le père, pour qu’il retrouve son sourire d’avant l’accident.
  • Mon humble avis : Enorme succès pour ce premier roman. D’excellentes critiques, une large couverture médiatique et des ventes qui sont certainement à l’avenant. En règle générale, je passe à côté de ce type d’ouvrage mais des chroniques d’autres blogueurs – notamment celle de ammnezik666.wordpress.com – m’ont donné envie de me plonger dans ce texte d’Adeline Dieudonné, qu’on disait fort et marquant. Et effectivement ce fut le cas. La vraie vie est un roman court, l’un de ceux qu’on qualifie généralement de roman coup de poing. Une écriture incisive, un univers glauque, une héroïne volontaire et marquante, une construction efficace font de ce premier roman une grande réussite. Le tout manque un peu de densité, de précision par moment et on aurait aimé une centaine de pages de plus pour étayer le personnage du jeune frère, mais ne boudons pas notre plaisir, Adeline Dieudonné réalise un sans-faute avec ce roman accessible à tous et réellement addictif. La narratrice, dont on ne connait pas le prénom, est une adolescente évoluant dans un environnement hostile, une famille dysfonctionnelle dominée par une figure paternelle violente et perverse. La mère, qu’elle compare à une amibe, est absente, plus préoccupée par le devenir de ses chèvres que par sa propre famille. Reste le petit frère, Gilles, un gamin enjoué et naïf, dont le sourire réconcilie notre héroïne avec la vie. Un accident domestique va transformer ce petit être gracieux en un monstre froid et calculateur et c’est alors que la machine se met en route. L’adolescente, férue de physique et admirative de Marie Curie, se met en tête de remonter le temps et forte d’une intelligence supérieure et d’une volonté farouche, va organiser sa vie comme on entre en résistance. Le but ? Sauver ce petit frère, le retirer des griffes du père et tenter de redonner une voix et un regard humain à ce gamin qu’elle aime tant. Passionnant.
  • J’achète ? : Personne n’aura attendu cette petite chronique pour se ruer sur ce roman. Je comprends l’engouement pour ce texte efficace et oppressant sur les terreurs de l’enfance. A découvrir.

20 commentaires

  1. J’aurais pu écrire à peu près la même chose. J’ai terminé la lecture de ce magnifique petit roman hier soir. J’ai été charmé aussi par la fraîcheur dans l’écriture et l’amour inconditionnel et puissant de la narratrice pour son frère. Ce qui fait qu’il ne fait jamais tout à fait noir dans cet univers ténébreux.

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