Le chant des revenants

  • Titre : Le chant des revenants
  • Auteur : Jesmyn Ward
  • Année : 2019
  • Editeur : Belfond
  • Résumé : Jojo est un jeune métis de treize ans. Elevé par ses grands-parents, ignoré par Léonie sa mère toxicomane et Michael, son père emprisonné au pénitencier d’état, il est devenu l’homme de la maison et veille précieusement sur sa petite soeur Kayla. L’annonce de la libération prochaine de Michael bouleverse le quotidien de cette famille dysfonctionnelle. C’est alors que Léonie décide d’embarquer les enfants dans un périple pour rejoindre le père. Le voyage qui s’annonce risque d’être périlleux et hanté par des fantômes jusque là ignorés.
  • Mon humble avis : Jesmyn Ward est la seule femme à avoir reçu deux fois le prestigieux National Book Award. Auteure d’un sud à la dérive, des injustices sociales et raciales, je me délectais à l’idée de découvrir l’un de ses textes. Et puis la lecture et la découverte d’un style superbe, d’une élégance rare, d’une faculté à installer une ambiance glauque en quelques phrases. Et puis petit à petit l’ennui qui pointe et de plus en plus de mal à y revenir jusqu’à la libération finale, le soulagement lorsque le mot fin apparait. Difficile d’expliquer pourquoi ce roman plein de qualités m’est tombé des mains, difficile de définir l’ennui, le manque d’empathie pour les personnages mais aussi le sentiment de passer à côté d’un bon bouquin que d’autres ont encensé. Peut-être suis-je arrivé à saturation de ces road-trip américain, de ces romans décrivant le quotidien des laissés pour compte, de ces textes glauques aux personnages perdus. La littérature, ou plus modestement la lecture, est la rencontre entre un bouquin et un lecteur. Enormément de facteurs rentrent en compte et peut-être que j’aurais été moins sévère avec ce bouquin il y a seulement quelques semaines. Tout cela est extrêmement subjectif nous le savons tous. En attendant votre humble serviteur à actuellement besoin de romanesque, de lire des histoires fortes, de vibrer, d’être dépaysé, bref de respirer ! Dommage pour ce chant des revenants, dommage pour ce type de roman, mais l’overdose me guette et il est grand temps d’aller voir ailleurs.
  • J’achète ? : Ces derniers mois ont été marqués par la lecture de plusieurs romans décrivant l’envers du rêve américain. Les auteurs US trempent leur plume dans le sang de la précarité, du malheur. Le chant des revenants était sans doute la lecture de trop, avec l’impression tenace d’avoir déjà lu ça cent fois. L’impression que malgré la maestria de l’auteur, malgré son talent, le jeu n’en valait pas la chandelle. Subjectif encore une fois…

16 commentaires

  1. Salut Franck et les autres,

    J’ai failli craquer à l’acheter avant de me retenir, merci pour ton ticket qui me laisse donc le temps de flâner encore dans les méandres de ma présente lecture à savoir Ann Petry et son titre : La Rue publié en 1947 qui reste à mon sens l’un des symboles du Harlem Renaissance. Un titre qui était avant-gardiste à l’époque sur ce qu’elle présente de cette misère des afro-américains et non, hélas, du réchauffé malgré tout le talent de cette auteure que je ne conteste aucunement. Merci donc, grâce à toi, je ferai quelques économies…

    Aimé par 2 personnes

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s