Le sicilien

  • Titre : Le sicilien
  • Auteur : Carl Pineau
  • Editeur : Lajouanie
  • Année : 2019
  • Résumé : Nantes 1995. Dans le parking d’une discothèque, le corps d’une jeune Albanaise est retrouvé atrocement mutilé. Le dernier homme à l’avoir vu vivante n’est autre que Dario, le gérant de cette discothèque mais aussi le propriétaire du véhicule où l’on a retrouvé le corps. Tous les soupçons se tournent alors vers ce ténébreux sicilien au passé trouble.
  • Mon humble avis : Le retour des nuits nantaises. Après avoir exploré la faune nocturne de la cité des ducs dans un premier opus plutôt réussi, Carl Pineau fait un bon d’une décennie et nous replonge, cette fois-ci, dans le milieu interlope nantais des années 90. Si vous avez parcouru le résumé, vous avez compris que nous sommes ici dans de la littérature policière, dans un polar pur et dur, avec de jolies filles perdues et un héros tourmenté par les fantômes de son passé. Tout cela est classique me direz-vous, extrêmement classique même, mais quand c’est bien foutu et mené de main de maître par un auteur comme Carl Pineau, on en redemande et on est même un peu penaud de quitter Dario, Eddy mais aussi Greg le vieux flic flegmatique après avoir refermer la dernière page de ce bouquin. Si dans le premier tome de ces nuits nantaises – l’Arménien -, il était beaucoup question de ville, de bar et de night-club, l’action est ici resserré autour de Dario, le personnage principal, et c’est tant mieux. Car ce sicilien est un personnage marquant, à part. Gros bras au coeur pur, parfois pathétique, souvent attendrissant, il est le coeur même de ce roman et n’est jamais épargné par l’auteur, aussi bien physiquement que psychologiquement. Car de l’action il y en a ! De l’action mais aussi nombre de rebondissements et des scènes de violence pure car si Dario est au fond un sentimental, il est aussi très doué pour mettre des beignes mais aussi et surtout pour encaisser les coups. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un polar pur jus et j’avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Evidemment Pineau ne s’éloigne jamais du chemin balisé par tant de ses prédécesseurs, mais la fidélité à ce type de littérature a parfois du bon et Le Silicien se dévore en seulement quelques heures de pur plaisir. Avec en toile de fond l’épidémie de sida, le déferlement d’une mafia venue de l’Est et le traitement ignoble des prostituées venues elles-aussi des anciens pays du bloc soviétique, l’auteur ancre son récit dans une réalité propre à cette époque et le milieu de la nuit est si bien décrit qu’on soupçonne l’auteur d’avoir trainer ses guêtres dans toutes les boîtes de nuit Nantaises à cette époque. Bravo Monsieur Pineau, ce Sicilien est une réussite et j’attends avec impatience le dernier épisode de ces sombres nuit nantaises.
  • J’achète ? : Oui sans aucun doute. Ce roman se lit indépendamment du premier volet et tu passeras un excellent moment. Certes, Le sicilien ne brille pas par son originalité, mais il respecte à merveille les conventions du genre et se lit avec grand plaisir.

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